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Les difficultés de consulter

On constate depuis plusieurs années, et les recherches le confirment, qu’il est difficile pour les hommes de demander de l’aide. Ils attendent souvent d’être rendus à l’ultime limite avant de se résigner à consulter. Pourquoi est-ce si difficile ? Voici une liste de raisons invoquées par les hommes qui ont finalement pris le risque d’appeler à Pro-gam :

  • La difficulté de reconnaître que la violence puisse être un problème
  • Parce qu’on a le sentiment que c’est seulement l’autre qui a un problème
  • Parce qu’on pense que l’autre "aussi" a un problème
  • La peur d’être jugé et condamné par les autres
  • Parce qu’on se sent trop coupable et honteux d’admettre qu’on ait pu faire mal à quelqu’un
  • Parce qu’on ne pensait pas que ça pouvait faire tant de mal à l’autre
  • Parce qu’on ne se reconnaît pas dans l’étiquette "batteur de femmes"
  • Parce que ce n’était pas aussi grave que ça, que ça n’arrivera plus
  • Parce qu’on pense qu’on avait une "bonne raison" d’avoir été violent
  • Parce qu’on a l’impression que l’autre "méritait" d’être maltraitée
  • Parce qu’on pense qu’il n’y avait pas d’autres moyens de gérer la situation, nos émotions
  • Parce qu’on pense qu’un homme a des droits sur sa femme
  • Parce qu’on pense que la thérapie c’est pour les "fous", les "malades"
  • Parce qu’on pense qu’on n’a pas besoin des autres pour régler nos problèmes
  • Parce qu’on pense que ce qui se passe à la maison c’est pas l’affaire des autres
  • Par peur de se retrouver en groupe avec des "violents dangereux"
  • Etc ........

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Consulter sous la contrainte des autres

Plus on attend pour trouver des solutions à nos problèmes, plus ceux-ci risquent de s’aggraver. Il en est de même pour la violence. On constate fréquemment une augmentation de la violence, en fréquence et en sévérité, au fur et à mesure que le temps passe et que rien de sérieux n’est fait pour y remédier.

La capacité d’une personne à comprendre, à tolérer, à essuyer des assauts physiques ou psychologiques, a aussi ses limites. Les hommes acceptent souvent de consulter seulement une fois que leur conjointe a décidé de partir ou menace de mettre fin à la relation.

Il arrive aussi que des femmes, dont la patience est à bout, lassées d'échouer dans leurs tentatives, et choisissant de se respecter elles-mêmes, fassent appel à l’autorité policière et judiciaire pour mettre fin à la violence, afin d’assurer leur propre sécurité et possiblement celle des enfants.

Ainsi environ 70% des hommes qui nous consultent le font sous contrainte légale. Ils sont forcés par la Cour de faire une thérapie. Ce ne sont assurément pas des conditions idéales pour faire une démarche de changement, la thérapie étant perçue comme une punition. Et une thérapie a beaucoup plus de chance de porter ses fruits lorsqu’on décide librement de l'entreprendre.

Les thérapeutes de Pro-gam sont très conscients de ces contraintes et prennent en considération cette réalité dans leur travail auprès de la clientèle.
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